mar.

01

mai

2012

Les Misérables (1935), film de Richard Boleslawski

Fiche technique

Avec Fredric MARCH (Jean Valjean) • Charles LAUGHTON (Javert) • Sir Cedric HARDWICKE (Monseigneur Bienvenu) • Rochelle HUDSON (Cosette) • John BEAL (Marius) • Frances DRAKE (Éponine).

Réalisé par  Richard BOLESLAWSKI
Producteurs délégués  William GOETZ et Raymond GRIFFITH
Scénario  W. P. LIPZCOMB
Chef opérateur  Gregg TOLAND, A.S.C.
Direction artistique  Richard DAY
Montage  Barbara McLEAN
Direction musicale  Alfred NEWMAN
Son  Frank MAHLER, Roger HEMAN
Costumes  Omar KIAM
Assistant réalisateur  Eric STACEY
Produit par  Darryl ZANUCK

 

Durée : 108 min. Sorti aux États-Unis le 20 avril 1935.

Alors que le film de Raymond Bernard est diffusé sur les écrans français mais pas encore sorti aux États-Unis (il n'y sera projeté qu'en 1936), Darryl Zanuck produit pour la 20th Century Fox la première adaptation américaine des Misérables depuis le début du cinéma parlant. La réalisation du film est confiée à Richard Boleslawski. Cinéaste américain d'origine polonaise, élève de Stanislavski, auteur de deux films polonais qui émigra à la suite de la révolution russe, Boleslawski s'est illustré comme metteur en scène à Broadway avant de revenir derrière la caméra. Réalisateur prolifique (il signe dix-sept films entre 1930 et 1937), il se spécialiste dans les productions historiques de prestige, la plupart produites par la MGM.

Les acteurs

Le film concentre l'essentiel de ses enjeux autour de l'opposition entre Jean Valjean et Javert, qui sont interprétés par deux immenses acteurs de l'époque.

Jean Valjean (Fredric MARCH)
Jean Valjean (Fredric MARCH)

Le rôle de Jean Valjean est confié à Fredric March, mémorable Jekyll & Hyde du film de Rouben Mamoulian, mais également comparse de Gary Cooper et Miriam Hopkins dans Sérénade à trois. Il incarne avec beaucoup de présence le personnage dont le film fait son héros ; le Jean Valjean de Fredric March est à la fois plus jeune, plus expansif, plus combatif que celui de Victor Hugo. Le scénario fait d'ailleurs disparaître toutes les circonstances du roman où Jean Valjean échoue (ses évasions manquées, son périple pour Arras, semé de contretemps, sa capture, et bien sûr le guet-apens dans la masure Gorbeau).

Javert (Charles LAUGHTON)
Javert (Charles LAUGHTON)

Charles Laughton compose un Javert très personnel, dont la rigidité extrême laisse tout juste transparaître une cruauté qui ne s'exprime jamais directement. Son face-à-face final avec Jean Valjean est le seul moment du film où il semble laisser ses émotions prendre le dessus et Charles Laugton y domine totalement Fredric March, bien que Jean Valjean soit en principe le personnage-clef de cette scène. La même année, Laughton s'illustre dans Les Révoltés du Bounty et L'Extravagant M. Ruggles, deux films qui ont profondément marqué sa carrière et pour lesquels il recevra une récompense.

La structure

D'une durée inférieure à deux heures, le film propose évidemment une version très ramassée du roman de Victor Hugo, recentrée sur le personnage de Jean Valjean. Le film est découpé en trois parties séparées par des intertitres, dont le texte dit explicitement que nous suivons le récit de la vie de Jean Valjean.

  • La première partie du film est consacrée au passé de Jean Valjean et à sa rencontre avec l'évêque de Digne.
  • La seconde partie du film débute avec la nomination de M. Madeleine comme maire de Montreuil-sur-Mer, et s'achève sur l'arrivée à Paris de Jean Valjean et Cosette, qui se cachent dans un couvent pour échapper à la police.
  • La troisième partie du film raconte la rencontre entre Cosette et Marius, leur amour naissant, et l'éclatement de l'insurrection qui conduit Jean Valjean à sauver la vie de Marius.

 

L'évêque fait don des chandeliers à Jean Valjean
L'évêque fait don des chandeliers à Jean Valjean

Comme dans la plupart des adaptations brèves, la part belle est donc laissée à la première partie du roman (« Fantine »), qui occupe en durée la moitié du film. La succession des événements connaît toutefois une entorse surprenante : Jean Valjean va chercher Cosette à Montfermeil avant l'affaire Champmatthieu et la mort de Fantine ; on a donc la surprise d'assister, dans cette version, à une scène inédite chez Hugo : les retrouvailles entre l'enfant et sa mère mourante.

 

La seconde partie du roman (« Cosette ») est très simplifiée. On peut regretter que l'une des scènes les plus célèbres de l'œuvre (la rencontre de Jean Valjean et Cosette) soit à ce point réécrite ; mais il serait juste d'ajouter que la jeune actrice qui tient le rôle de Cosette enfant n'est guère convaincante. Boleslawski et son scénariste réussissent en tout cas le tour de force de concentrer l'essentiel de cette seconde partie en une séquence de trois minutes. On n'aperçoit que fugitivement les Thénardier ; on ne les reverra plus.

La troisième partie du roman (« Marius ») disparaît presque totalement ; il n'en subsiste que la rencontre entre Marius et Cosette. La quatrième et la cinquième partie sont fortement recomposées pour les besoins du scénario. Le choix le plus douloureux pour l'amateur de Hugo reste la disparition complète du personnage de Gavroche.

L'imagerie hollywoodienne

Ce qui surprend le plus, à la première vision du film, c'est un élément dont il est difficile de déterminer s'il s'agit d'une erreur de lecture du roman ou d'un choix esthétique : on nous montre Jean Valjean effectuer sa peine de « galérien »… aux galères. Quelques minutes après le début du film surgissent des visions qui frappent l'imaginaire : à fond de cale, maigres, portant de longues barbes, les condamnés rament au rythme d'un gong et au moindre signe de relâchement, les coups pleuvent avec une violence inouïe. On est plus près de Ben Hur que des Misérables, mais il n'est pas certain que cela aurait déplu à Victor Hugo. En tout cas, le ton est donné : le film est une production hollywoodienne, il ne faut y chercher ni la fidélité au roman, ni la fidélité aux réalités historiques du temps ; mais le spectacle sera de premier ordre.

Extrait : Jean Valjean aux galères

La tonalité du film s'éloigne à plusieurs reprises de celle du roman. Ainsi la lente traque de Jean Valjean et Cosette par la police dans les rues de Paris (À chasse noire, meute muette) trouve-t-elle son expression cinématographique sous forme d'une course-poursuite haletante qui oppose Jean Valjean et Cosette à bord d'une carriole et les chevaux de Javert et de ses agents.

 

Plus d'une fois, le spectateur français s'étonnera des incohérences historiques qui pointent çà et là (la mairie de Montreuil-sur-Mer arborait-elle réellement la mention « République française » sous la restauration ?). Proche du ridicule est la revendication qui devient à l'origine de la révolte étudiante : loin d'être une insurrection d'inspiration républicaine (le film ne dit à aucun moment sous quel régime politique se trouve la France à l'époque), il s'agit d'un mouvement pour la défense du droit des anciens forçats !

 

Dès sa première apparition, Marius annonce clairement sa position, qui est celle du film : « Nous ne sommes pas des révolutionnaires, nous ne faisons pas de politique. » Tout semble se passer comme si le scénariste avait volontairement évacué le propos politique du roman, en tout cas sa teneur révolutionnaire, quitte à le remplacer par n'importe quoi d'autre.

 

En particulier, on voit disparaître du film toute notion de classe, si importante chez Hugo. Dans le roman, au fond de sa misère, Thénardier crache à Jean Valjean que sa famille et lui-même ont été des bourgeois, eux ; et à plusieurs reprises, il reproche à Jean Valjean de se déguiser en pauvre.

Éponine, Marius et Cosette
Éponine, Marius et Cosette

Dans ce film, tous les personnages semblent appartenir à la bourgeoisie. Ainsi le face-à-face entre Fantine et M. Madeleine est-il tout autre ; loin d'être accablée, Fantine fait une entrée théâtrale dans le bureau du maire pour lui dire sa façon de penser. Le crachat qu'elle lui lance n'est plus l'insulte désespérée que jette une moins que rien à un notable, mais un geste de défi dirigé par une femme contre un homme de pouvoir.

 

Quant à Éponine, elle n'est plus la fille Thénardier qui aime Marius en secret, mais une jeune femme qui fait partie du même groupe d'étudiants que Marius, qui est peut-être même sa compagne, et qu'il délaisse pour Cosette.

On peut s'offusquer de tout cela, mais rien n'y fait : les images de l'insurrection sont d'une grande puissance dramatique, autant que la harangue du jeune John Carradine dans le rôle fugitif d'Enjolras, autant que la descente de Jean Valjean dans les égouts. De bout en bout, la mise en scène rattrape haut la main les choix contestables du scénario.

Un parcours christique

La lecture très partielle que le film de Boleslawski rend de Victor Hugo a également le mérite de saisir certains des fils qui parcourent l'œuvre et de les tirer jusqu'au bout.

 

D'une part, comme souvent dans le cinéma hollywoodien, la psychologie des personnages est mise en avant, les motivations sont exprimées, expliquées, généralement par le dialogue. Les agissements de Javert deviennent ainsi la pure application d'un principe clairement énoncé au début du film.

Mais ce travers a également des conséquences intéressantes car il rend visible (et exploitable sur le plan dramatique) un élément qui n'est présent chez Hugo que de manière feutrée — je veux parler de la jalousie de Jean Valjean. Dans le film, Jean Valjean jaloux accuse Cosette de l'abandonner pour Marius. Cosette, surprise, lâche « Mais… je vous considère comme mon père. » Cette scène stupéfiante, filmée comme le cinéma américain filme les dialogue amoureux, avec le visage des deux acteurs en gros plan dans le même cadre, à quelques centimètres l'un de l'autre, comme si à tout instant la séquence pouvait se clore sur un baiser libérateur, est d'une force rare, dérangeante et fascinante à la fois. Jean Valjean n'étant pas, dans ce film, le personnage naïf dépeint par Victor Hugo, il n'en apparaît que plus égoïste et presque manipulateur (a-t-il pris Cosette sous sa protection dans l'idée d'en faire sa femme ?).

D'autre part, le sous-texte religieux du roman est habilement restitué, non dans le dialogue, qui reste discret, mais à l'image (les symboles religieux sont omniprésents ; dès son procès Jean Valjean est sous la protection symbolique d'un Christ en croix) et dans la bande sonore. À Paris, c'est en entendant sonner les cloches d'une église de Jean Valjean a l'idée qui leur permettra, à Cosette et lui, de se cacher.

 

Quant à la partition du film, composée et dirigée par Alfred Newman, elle est peu abondante en quantité mais frappe lorsqu'elle accompagne les séquences-pivots qui conduisent aux intertitres. Graphiquement, ces panneaux qui indiquent le découpage du film sont illustrés d'une image montrant la silhouette de Valjean, bâton à la main, au sommet d'un tertre, entouré de rayons solaires. Musicalement, ils sont illustrés par une musique pour chœurs et orchestre, dont l'emphase s'associe aux images pour confèrer au film des accents de fresque biblique. La barbe christique de Jean Valjean dans la première partie du film prend alors tout son sens.

 

Tout cela pourra surprendre les admirateurs du film de Raymond Bernard, plus sobre, plus subtil, plus scrupuleux. Mais par ses choix radicaux, la version de Richard Boleslawski s'impose comme l'une des adaptations les plus saisissantes du roman ; il est donc infiniment regrettable qu'elle soit inédite en DVD en France.

 

En 1952, ce film a fait l'objet d'un curieux remake signé Lewis Milestone sur lequel reviendrons prochainement.

 

Hervé de La Haye

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lun.

02

avril

2012

Principales adaptations des Misérables

Le roman de Victor Hugo a donné lieu à d'innombrables adaptations au cinéma, à la télévision, en dessin animé, au théâtre et même en comédie musicale. En proposer un recensement intégral représenterait un travail de recherche de longue haleine que je n'ai pas les moyens de conduire aujourd'hui ; je vous propose néanmoins, après un tour d'horizon des principales adaptations au cinéma et à la télévision (25 versions recensées ci-dessous), de vous guider au cours des prochaines semaines parmi une dizaine de versions marquantes.

 

Hervé de La Haye

 

Sources principales :

• 1909 : film américain (muet) de J. Stuart BLACKTON

Avec William V. Ranous (Javert) et Maurice Costello (Jean Valjean).

Durée : inconnue.

• 1912-1913 : film français (muet) d'Albert CAPELLANI en quatre épisodes

Avec Henry Krauss (Jean Valjean), Gabriel de Gravone (Marius) et Marie Ventura (Fantine).

Durée totale : 2h08.

Dans ce film, c'est la célèbre chanteuse Mistinguett qui tient le rôle d'Eponine. Un coffret DVD paru récemment contient une sélection de films de Capellani, malheureusement, Les Misérables n'en fait pas partie.

• 1917 : film américain (muet) de Frank LLOYD

Avec William Farnum (Jean Valjean) et Hardee Kirkland (Javert).

Durée : 1h40.

• 1925 : film français (muet) de Henri FESCOURT, en quatre épisodes

Avec Gabriel Gabrio (Jean Valjean) et Jean Toulout (Javert).

Durée totale : 5h59.

Les dimensions de ce film, d'une durée exceptionnelle, expliquent sans doute largement qu'il ne soit pratiquement plus diffusé, bien que souvent cité, et qu'il reste inédit en DVD. On en trouve assez facilement des extraits sur Internet, qui montrent de très belles séquences.

 

• 1931 : JEAN VALJEAN, film japonais de Tomu UCHIDA

Avec Nobuo Asama, Shiro Ezawa et Takako Irie

• 1934 : film français de Raymond BERNARD

Avec Harry Baur (Jean Valjean) et Charles Vanel (Javert).

Film en trois parties (durée totale : 4h24).

De mon point de vue, la meilleure adaptation possible. Harry Baur est stupéfiant, les décors et les images sont magnifiques, c'est LE film qui donne vie aux personnages de Victor Hugo.

Fredric MARCH
Fredric MARCH

1935 : film américain de Richard BOLESLAWSKI

Avec Fredric March (Jean Valjean) et Charles Laughton (Javert).

Durée : 1h48.

Le roman de Hugo concentré dans un film d'à peine deux heures. Version mythique mais totalement introuvable en France.

 

• 1944 : film mexicain de Fernando A. RIVERO

Avec Domingo Soler (Juan Valjean) et Manolita Saval (Cosetta).

Durée : inconnue.

• 1944 : EL BOASSA, film égyptien de Kamal SELIM

Avec Abbas Fares et Amina Rizk.

Durée : inconnue.

• 1948 : L'ÉVADÉ DU BAGNE, film italien de Riccardo FREDA

Avec Gino Cervi (Jean Valjean), Valentina Cortese (Fantine/Cosette) et Giovanni Hinrich (Javert).

Durée : 2h20. Existe également une version en deux parties (durée totale : 3h08).

Version italienne, par le futur réalisateur du Géant de Thessalie et Maciste en enfer. Dans le rôle de Jean Valjean, on remarque Gino Cervi, surtout connu en France pour son interprétation de Peppone dans Le petit monde de Don Camillo et ses suites.

• 1952 : LA VIE DE JEAN VALJEAN, film américain de Lewis MILESTONE

Avec Michael Rennie (Jean Valjean), Robert Newton (Javert) et Debra Paget (Cosette).

Durée : 1h45.

Cette version est un remake du film de Richard Boleslawski (1935).

Jean GABIN
Jean GABIN

• 1958 : film français de Jean-Paul LE CHANOIS

Avec Jean Gabin (Jean Valjean) et Bernard Blier (Javert père et fils).

En deux parties (durée totale : 3h15).

Version honnête, co-signée par René Barjavel et devenue un classique, mais moins brillante que celle de Raymond Bernard, et peut-être moins fidèle à l'esprit du roman.

• 1961 : JEAN VALJEAN, film coréen de SEUNG-HA JO

Avec Seung-Ho Kim, Su-il Bang et Hye-jeong Kim

Durée : inconnue

• 1964 : mini-série italienne

Avec Gastone Moshin (Jean Valjean), Antonio Battistella (Thénardier) et Giulia Lazzarini (Cosette)

10 épisodes (durée inconnue)

• 1967 : mini-série britannique

Avec Frank Finlay (Jean Valjean) et Anthony Bate (Javert)

Durée : 10 épisodes de 50 min

François MARTHOURET
François MARTHOURET

• 1972 :  téléfilm français de Marcel BLUWAL en deux parties

Avec Georges Géret (Jean Valjean), Bernard Fresson (Javert) et François Marthouret (Marius)

Durée totale : 4h05

Le roman est adapté dans une chronologie bouleversée mais sans en être dénaturé. Le résultat est surprenant et d'une grande force grâce à quelques choix audacieux ; le personnage de Marius prend ainsi le pas sur celui de Jean Valjean. Encore aujourd'hui, c'est sans doute la version la plus moderne de toutes. Et Javert est absolument formidable.

• 1978 : téléfilm britannique de Glenn JORDAN

Avec Richard Jordan (Jean Valjean), Anthony Perkins (Javert) .

Durée : 2h30.

• 1979 : dessin animé japonais de Keiji KISAOKA

Durée : 1h10 (pour sa diffusion en France, ce téléfilm a été découpé en 17 épisodes de 5 min).

Cette production japonaise du studio Toei Animation, destinée à la télévision, a été diffusée sous forme de série en France en 1981, avec un générique français interprété par Chantal Goya (toute une époque…).

Ce dessin animé qui reste inédit en DVD est pourtant une adaptation remarquablement ramassée et efficace, qui mérite d'être redécouverte.

• 1982 : film français de Robert HOSSEIN

Avec Lino Ventura (Jean Valjean), Jean Carmet (Thénardier) et Michel Bouquet (Javert).

Durée : 3h03 (version TV : 3h50).

• 1991 : LES MISÉROÏDES, sketch télévisé des INCONNUS

Avec Didier Bourdon (Jean Valjean), Bernard Campan (Thénardier ; Gavroche) et Pascal Légitimus (Javert).

Durée : 5 min.

Sous la forme d'une fausse bande-annonce parodiant les films d'action dont Jean-Claude Van Damme était la vedette à l'orée des années quatre-vingt-dix, les Inconnus proposent une vision toute personnelle des principales figures du roman.

• 1992 : série de dessins animés pour la télévision de Thibaut CHATEL

26 épisodes de 26 min.

Production française (studio Animage), graphiquement médiocre, et très contestable sur le plan du scénario. Le politiquement correct a frappé fort : puisque c'est un programme destiné aux enfants, l'histoire se termine sur un happy end (Gavroche ne meurt pas ; Jean Valjean ne meurt pas, il retourne à Montreuil-sur-Mer, où il est accueilli à bras ouverts et élu maire à nouveau !).

Jean-Paul BELMONDO
Jean-Paul BELMONDO

• 1995 : film français de Claude LELOUCH

Avec Jean-Paul Belmondo (Jean Valjean).

Durée : 2h55.

C'est la version la plus libre, la plus éloignée du roman, mais pas la moins intéressante. Lelouch entremêle les lieux et les époques, établissant un parallèle entre le destin de son héros sous l'Occupation et celui de Jean Valjean.

• 1998 : film américain de Billie AUGUST

Avec Liam Neeson (Jean Valjean), Geoffrey Rush (Javert), Uma Thurman (Fantine) et Claire Danes (Cosette adulte).

Durée : 2h14.

• 2000 : mini-série française de Josée DAYAN

Avec Gérard Depardieu (Jean Valjean), Christian Clavier (Thénardier) et John Malkovitch (Javert).

Durée : 4 épisodes de 1h30.

• 2012 : film américain de Tom HOOPER

Avec Hugh Jackman (Jean Valjean) et Russel Crowe (Javert).

Film actuellement en tournage, qui doit sortir en France en février 2013. Tom Hooper est le jeune réalisateur du Discours d'un roi. Son film est une version filmée de la comédie musicale de Broadway Les Misérables, elle-même tirée de la comédie musicale française de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil.

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